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« C’est une chose triste de penser que la nature parle et que le genre humain ne l’écoute pas. »

Victor Hugo

Jadis, à l’école primaire, nous attendions notre leçon de chose hebdomadaire. Le maître nous intéressait à des expériences de la vie courante, mises à notre portée et à l’environnement sans que ce mot fût prononcé. La buée sur les vitres en hiver, la vitesse de l’eau de l’oued de la ville avec un bouchon et deux élèves chronomètres sur une distance mesurée à la chaîne d’arpenteur, la graine de haricot qui va germer dans son coton humide au fond d’une ancienne boîte de cirage et montrer une première tige, la lumière du soleil réfléchie par un miroir, etc.

Avec des sciences naturelles et physiques, des mathématiques à la portée de l’enfant, une sorte d’initiation à l’amour et  au respect de la Nature. Une ouverture logique à l’écologie, sans tambour ni trompettes.

Avec le beau souvenir, c’est peut-être cette leçon de chose qui sous-tend la présentation qui suit, mais pour cette fois le temps, l’expérience et un certain degré de connaissance. Une leçon de chose plus vaste que l’on pourrait appeler leçon de la terre et de l’univers,  avec le même objectif que mon instituteur.

L’occasion de rafraîchir la mémoire sur  l’univers, la terre et son atmosphère  avec une autre dimension scientifique qui se voudrait  la plus succincte possible. Comprendre, et prendre conscience, retours d’observations à l’appui, des grandes questions comme l’énergie, des inquiétudes comme la pollution sous des formes diverses, dans notre société technologique. Apprendre par soi-même à en connaître les causes et mesurer les effets, mais aussi à ne pas être surpris par les bouleversements naturels et imprévisibles, au-delà d’une seule veille écologique.

« Ce qui m’inquiète, c’est la pensée que l’homme est capable de s’habituer aux pires conditions de vie. Il pourra trouver parfaitement normal d’ici un siècle de vivre prostré dans quelques bunkers, avec des masques, de l’air artificiel. Il ne saura même plus alors que l’on vivait autrement... Que reste-t-il de l’homme ? »

Paul-Émile Victor

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