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Cg thermo 00 chapeau 1

Première rencontre avec la thermodynamique... en classe de seconde. Sans que le mot eût été prononcé (cela se produira en classe de terminale de mathématiques élémentaires, notamment avec Sadi Carnot).

La matière, appelée alors calorimétrie, et son calorimètre ou vase de Dewar (nom scientifique de la bouteille thermos), était diversement appréciée pour ses principes et raisonnements jugés quelque peu philosophiques.

La préférence majoritaire allait aux problèmes géométriquement identifiables tels que les vecteurs forces, les déplacements de véhicules sur un plan incliné, le temps chronométré...

Des masses d'eau de températures initiales devenues une masse dont il fallait "calculer" la température finale, à l'équilibre. Des systèmes passant de leur état initial à un système total, en un état final commun.

Parfois le glaçon de volume donné venu fondre dans une masse d'eau. Masse d'eau équivalente, certes, mais avec une chaleur latente de fusion.

Parfois le morceau de métal préchauffé refroidi dans une masse d'eau. Masse et chaleur spécifique caractérisant alors un équivalent en eau.

Un vase de Dewar parfois imparfait. Qu'importe : sa valeur en eau l'intégrait dans le système comme une équivalence en masse d'eau. Et le tour était joué.

Et toutes ces eaux, vecteurs de chaleur à échanger, mélange de réel et de virtuel, devenues masse unique, à la température finale du mélange à l'équilibre... à trouver.

Que d'eau ! Que d'eau !
Mac Mahon et la crue de la Garonne, Toulouse, 1875.

C'est une partie délicate du cours que j'avais beaucoup appréciée, probablement parce qu'elle m'avait été bien enseignée et que j'en ai conservé des images intactes.

Dix années plus tard, quand je l'enseignais à mon tour, j'avais en tête les pièges et trucs pédagogiques, et je n'ai pas souvenir que mes lycéennes de la classe de seconde, que je revois encore dans notre salle de sciences physiques, étonnées à leur tour, en eussent souffert.

Entre temps, j'étais passé par l'université à Paris avec pour professeur une dame de grande classe, pour son physique, son autorité et son enseignement.

La thermodynamique y avait été ma matière préférée, pas seulement pour cela, mais pour ces raisonnements particuliers frôlant la posture philosophique, peut-être aussi parce que j'y retrouvais un formidable terrain pour les mathématiques appliquées qui avaient l'heur de me plaire, notamment le calcul différentiel et le calcul intégral.

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