1. Exercice 1
1.1. Énoncé
On considère les caractéristiques (Vp ; Ip) d’une lampe triode (figure ci-contre).
Les conditions de fonctionnement sont les suivantes : Vg=−1,5 V;Vp=200 V
Quelles sont, dans ces conditions, les valeurs de la pente S et de la résistance interne rp ?
En déduire le coefficient d’amplification K.
1.1.1. Réponse
Le point de fonctionnement correspondant pratiquement (voir le réseau) à Ip≅1,4 mA Considérant sur le réseau les variations "autour de ce point de fonctionnement" on définit les paramètres
S=ΔIpΔVgpenterp=ΔVpΔIprésistance interne (ou de plaque)K=ΔVpΔVg=S rpcoeff. d'amplification
1) Pour Vg entre –2 V et –1 V : ΔIp=1,5 mA. On a donc : S=1,5 mA V−1.
2) On passe horizontalement de la courbe à Vg = –1,5 V à la courbe voisine Vg = –2 V. Il s’ensuit un déplacement de Vp = 200 V à Vp = 250 V.
Sur la verticale en Vp= 250 V, un point Ip = 2 V sur la courbe Vg = –1,5 V.
On peut estimer que ΔIp = 0,7 mA. On a donc rp=70 kΩ.
3) K=S rp ≈ 105.
2. Exercice 2
2.1. Énoncé
Pour mesurer le coefficient d’amplification K d’un tube électronique, on réalise le montage ci-contre.
Trouver l’expression de K en fonction des données lorsqu’aucun son n’est perçu dans l’écouteur. On négligera l’impédance de C.
2.2. Réponse
Le schéma équivalent est représenté figure ci-contre.
Écrivons les équations des mailles (3 relations). On obtient respectivement :
vg=−R1 (i1+i2)u=R1 i1+(R+R1) i2K vg=rp i1−R i2
Aucun son ne passe dans l’écouteur : i=0.
Cette simplification étant : vg=−R1 i2;K vg=−R i2
Par suite : K=RR1
3. Exercice 3
3.1. Énoncé
1) On considère une triode dont on connaît trois points de fonctionnement :
(1) Va=300 VVg=−3 VIa=7 mA(2) Va=300 VVg=−2 VIa=8 mA(3) Va=250 VVg=−3 VIa=2 mA
Déterminer les coefficients K, ρ, U de la formule : ρ Ia=K Vg+Va+U
ainsi que la valeur de la pente S.
2) On place une résistance R dans le circuit plaque. Dans le circuit grille se trouve un générateur alternatif et une polarisation fixe : Vg=Vg0+sm sin ω t
Il s’ensuit un courant de plaque : Ia=I0+im sin ω t
3) Donner l’expression du rendement η, rapport de la puissance alternative dépensée dans la résistance R à la puissance totale.
3.2. Réponse
1) En portant les données sur un diagramme (Va, Ia) :
ρ=(ΔVaΔIa)Vg=cte=10 kΩrésistance interneS=(ΔIaΔVg)Va=cte=10−3 A V−1pente
On en déduit (coefficient d’amplification : K=ρ S=10
En revenant à l’expression (courant de maille) : ρ Ia=K Vg+Va+U
On obtient U = –200 V.
2) En effectuant les substitutions dans l’équation de maille : (R+ρ) (I0+im sinω t)=K (Vg0+sm sinω t)+Va+U
En identifiant les parties respectivement continue et alternative :
(ρ+R) I0=K Vg0+Va+Uim=K.sm(ρ+R)
D’où l’expression du gain : G=−K Rρ+R
Note : La valeur minimum qu’il faut donner à Vg0 pour que (Vg0+smsinωt) reste toujours négatif est évidemment : Vg0≤−sm.
3) On utilisera les deux relations (partie continue et partie alternative) exprimées précédemment ainsi que :
– la puissance (alternative) dissipée dans R : Pd=12 R i2m
– la puissance totale : Pt=R I20+12 R i2m
On obtient pour le rendement : η=PdPt=11+12 (Vg0+sm)2
η passe par un maximum égal à 1 pour Vg0=−sm.